Mystic Quest – Gameboy (1993)

Si la majorité des joueurs ont connu les jeux estampillés « Mana » dans nos contrées, c’est surtout par le biais de Secret of Mana sur Super Nintendo. Mais cet épisode est en fait le second de la série Seiken Densetsu ; commençons par les origines de la série, avec Mystic Quest, sorti en Europe sur Gameboy, dans une version traduite intégralement en français.

Note : Les captures réalisées dans ce test proviennent de la compilation Collection of Mana, disponible sur Switch.

Dans cet Action RPG vu du dessus, le joueur incarne un esclave, qui combat pour le bon plaisir du Roi Noir. Cela jusqu’au jour ou l’ami du protagoniste est tué au combat, et où le héros en devenir fuit l’oppression pour restaurer l’intégrité de l’arbre Mana, dont l’instabilité pèse sur le destin du monde.

Et le monde ici proposé est assez vaste pour un jeu portable de l’époque, on s’aventure d’écran en écran, à la façon d’un Zelda.

Cadeau : la carte complète du monde de Mystic Quest

De villages en donjons, récupérant objets, armes, gagnant en expérience au fil des combats, votre personnage évolue selon vos choix. En effet, chaque niveau gagné vous permet de monter une des 4 caractéristiques du personnage : Force, Sagesse, Resistance et Volonté.

A vous de choisir la répartition des points de stats

Les 6 armes récupérées au fil du jeu ; tout comme les 8 sorts, ont aussi chacun une utilité ou une force, utile contre un ennemi ou pour passer une étape d’un donjon par exemple. On rencontrera également des coéquipiers de fortune lors du périple, qui accompagnent le héros et « l’aident » chacun à leur manière, avec des compétences uniques… Oui parce que aider est un grand mot, ils bougent et attaquent selon leur bon vouloir…

Le mec avec un casque noir, c’est un PNJ ami… Il lance sa hache, qui s’arrête sur le moindre obstacle, du coup il sert à rien avec toute la caillasse…

Au sujet des armes : en vrac, la hache peut couper des arbres devant le personnage, la chaîne de franchir des précipices, la faucille de couper des lierres… Au-delà de leur utilité dans la mécanique du jeu, chaque arme se manipule différemment : la faucille par exemple, tourne autour du héros, et fait place nette s’il est encerclé, ou de déclencher facilement des mécanismes. Ou encore, la chaine attaque en ligne droite sur une grande distance, pratique pour dégager plusieurs ennemis alignés.

Ici grâce à la hache, on peut se frayer un chemin dan la forêt

Autre particularité de Mystic Quest, et qui reviendra dans d’autres épisodes de la série, est l’attaque secondaire. En bas de l’écran, une barre se remplit en permanence : une fois pleine, elle permet d’utiliser une attaque à pleine puissance et sous une forme différente : ainsi, si vous attaquez avec la hache, elle sera projetée devant le personnage sur trois « cases » et fera des dégâts massifs. Notez que cette barre se remplit de plus en plus vite au fil de vos gains de niveau de Volonté.

En outre, des objets vous aideront dans votre quête, trouvables dans des coffres sur certains ennemis, ou bien sur en vente dans les magasins. Attention, leur utilité ne vous est pas expliquée en jeu, sauf cas particulier ! La traduction parfois hasardeuse n’aidera pas non plus forcément à comprendre…

Jon Snow, c’est toi ?

Dans Mystic Quest, l’inventaire a une taille limitée. Du coup, il faudra faire attention à ce dont vous avez besoin ou non : si une porte fermée bloque votre progression et que vous n’avez plus de clé, c’est ballot… Ce sera soit un retour chez le marchand le plus proche, soit en tuant un ennemi qui vous en donnera dans un coffre (souvent les squelettes, petite astuce !)

Là encore, ok, ça redonne de la vie… sinon devinez l’utilité de Goutte ? Nectar ? Huile ?

Quant aux ennemis, certains sont sensibles uniquement à certaines armes ou sorts. Les zombies par exemple sont sensibles au feu. Et  la fin de chaque dédale, un boss vous attend, avec un pattern souvent assez facile, et un point faible qu’il faudra déceler. Souvent massifs, il faudra se tenir à l’écart pour éviter des dégâts de contacts !

Il est gros mais un peu con

Et au gré de vos aventures, vous tomberez sur des grottes, des forêts, des mines, des châteaux… Le bestiaire est bien fourni, et les personnages comme les monstres sont joliment représentés par des sprites de bon aloi, étant données les limitations de la console pour l’époque.

Et on retrouvera ces bestioles dans les futurs épisodes !

Doté d’une bonne durée de vie, d’une histoire sympa et surtout d’une traduction (parfois marrante) en français, Mystic Quest est un classique de la GameBoy. Dans la boite du jeu, on retrouve bien entendu la cartouche, un mode d’emploi illustré et une carte du monde en couleurs.

Le jeu d’origine complet

S’il ne paie pas de mine, Mystic Quest promet de belles heures de jeu, et transporte l’aventurier qui sommeille en vous dans une aventure agréable, pleine d’action, et dont le système d’attribution de points assure d’y rejouer plusieurs fois de façon différente.

Pour les curieux, sachez que le titre a été remasterisé deux fois :

Sur Gameboy Advance, sous le titre Sword of Mana

Sur Android et iOS, sous le titre Adventure of Mana

Si les deux versions sont différentes, en termes de gameplay, de visuels et sonores, l’histoire reste la même. Une occasion pour chacun d’essayer cette aventure originelle de la façon qu’il préfère, ou pourquoi pas, carrément faire les trois !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Nope.
%d blogueurs aiment cette page :