[Test] Stellaris : Console Edition

En bref :

Stellaris est un exemple dans sa catégorie : sa richesse n’est pas dénaturée par les contrôles à la manette, et il est possible de profiter du jeu de façon agréable. Bien sûr, il faut garder en tête que le jeu est assez exigeant, relativement long, et nécessite un investissement pour en maîtriser les subtilités. Mais les fans de stratégie spatiale seront comblés par Stellaris Console Edition !

Note : 4 sur 5.

S’il est un genre de jeu qui trouve difficilement sa place sur consoles, c’est bien la stratégie. La perspective de contrôler un empire à la manette n’est pas une évidence, et nombre de titres adaptés du PC ont laissé des souvenirs négatifs. Stellaris lance le pari de permettre le contrôle d’une galaxie entière, juste avec votre manette…

La galaxie dont vous êtes le héros (ou le despote)

Stellaris n’est pas le jeu qui va briller par ses graphismes, même si le tout n’est pas vilain. Le tour de force ici va être de conjuguer la multitude de menus et d’options avec quelques boutons d’une manette.

Il est ici question de faire grandir son propre empire galactique, et pour ça, Stellaris vous propose des très larges possibilités. S’il est en effet possible de choisir parmi l’une des factions pré-existantes, créer sa propre est un pur plaisir. Il ne s’agit pas que de mettre un nom et choisir un apparence : les traits, la politique, les idéologies, le moindre détail est personnalisable.

Créer une colonie démocratique de mécanistes hyper militarisée, ou une junte militaire xénophile environnementaliste, c’est possible. Avant tout, Il faut définir l’apparence physiques de l’espèce, à choisir parmi 8 différentes. Chacune permet de choisir l’un des 5 à 20 types d’apparences disponibles, ce qui laisse place à l’imagination.

Après avoir nommé l’espèce et choisi ses traits, son dirigeant, et son monde natal, reste à régler la question de l’éthique, de l’autorité et du civisme. L’éthique se divise en catégories variées, de l’égalitariste au spiritualiste, ou militariste, chaque catégorie possédant un versant extrémiste. Ainsi, il faut choisir entre 17 possibilités.

L’autorité définit le régime politique : démocratique, oligarchique, dictature ou empire, il varie selon le type d’éthique choisi. Idem pour le civisme, dont les 30 choix possibles sont limités par les choix précédents, mais laisse le champ libre à bien des possibilités.

Une fois ces choix définis, il est temps de se lancer à la conquête de l’univers… Et aussi des contrôles de Stellaris !

Une croix pour les diriger tous

Résumer le jeu en entier serait possible, mais la complexité du titre nécessiterai des centaines de lignes supplémentaires, pour effleurer ses mécaniques complexes. Cela dit, le titre se rend accessible via des tutos qui permettent d’appréhender plus facilement son fonctionnement, et également ses contrôles.

On retrouve 5 aspects principaux au titre :

  • La navigation spatiale, où l’on visualise en 3D l’étendue de notre communauté.
  • Les ressources, en haut de l’écran
  • Les menus à gauche (construction, recherches, stats…)
  • Les possessions à droite (planètes, vaisseaux…)
  • Les contrôles de jeu (pause/play/accélérer) et les notifications en bas

L’ingéniosité de cette version console de Stellaris vient de l’accesibilité simple à tous les menus. En effet, le stick gauche permet de se deplacer dans l’espace -littéralement-, de choisir où aller, pointer les sélections, et les gâchettes de zoomer.

La croix directionnelle permet d’accéder aux menus :

  • Haut : les ressources
  • Gauche : les menus
  • Droite : Les possessions
  • Bas : les contrôles et notifications

Simple et efficace, cette idée permet à Stellaris de se laisser dompter plus aisément. Bien entendu, il faut aussi appréhender le titre sur le fond. Pour y voir plus clair, faisons un exemple avec une aventure maison !

Skroful Begins

Aux tréfonds d’une galaxie lointaine, très lointaine, les Skrofuls, une espèce fongique, ont des envies d’expansion. Ainsi, l’impératrice Gonorrhea ordonne à ses sujets d’étendre leur territoire galactique, pour trouver ressources, planètes habitables, nouvelles technologie et pourquoi pas des alliés…

On peut aller loin avec le créateur d’empires…

Pour commencer, il faut sonder les zones voisines, pour cela, un vaisseau scientifique part explorer la zone proche de Chlamyd, épicentre cet ordre nouveau. Après quelques mois de navigation, le vaisseau Bubonik Boralomus arrive dans la zone de Wezen. En son centre, une étoile bleutée, quelques planètes gravitent autour. Certaines possèdent des ressources exploitables, mais une peut abriter une colonie.

Il est temps d’envoyer des Skrofuliens au-delà de leurs frontières originelles : avant tout, il faut créer sur place une station spatiale, pour pouvoir agir plus efficacement sur place. Et dans le même temps, un vaisseau de colonisation va se rendre sur cette nouvelle planète pour y commencer une expansion nouvelle de notre espèce.

Forts de cette découverte, de nouveaux vaisseaux scientifiques sont envoyés pour étendre le champ d’action. Entre temps, malgré cette avancée majeure, un mouvement séparatiste s’est crée face à l’impératrice, qui a délaissé ses promesses sur le plan agricole pendant cette période. Les prochaines élections vont être ardues : il faudra rassurer le peuple, continuer les avancées spatiales, et pérenniser les découvertes.

Une tradition d’expansion a été mise en place, dans l’idée de poursuivre la conquête des étoiles, et un décret a été signé pour les cartographier. Cela permettra de trouver de nouvelles ressources, plus rapidement, et d’asseoir notre volonté d’expansion.

Syphilix s’étend bien !

L’un de nos vaisseaux scientifiques a détecté des traces d’une ancienne civilisation sur une planète d’un système voisin… La scientifique à l’origine de cette découverte a pourtant déclenché un évènement qui sera à l’origine d’un danger pour la colonie…

Voila, pour le petit exemple, qui n’est une infime, très infime partie de ce que propose le jeu : marché d’échange de ressources, batailles pour revendiquer un système, révoltes, joutes politiques… La profondeur de Stellaris est impressionnante ! Mais cette complexité a un revers : la longueur inhérente à la progression des recherches, du déplacement des vaisseaux, fait que parfois subsistent des moments de calme assez longs, et ce malgré la possibilité d’avancer la vitesse du jeu.

Stellaris est un exemple dans sa catégorie : sa richesse n’est pas dénaturée par les contrôles à la manette, et il est possible de profiter du jeu de façon agréable. Bien sûr, il faut garder en tête que le jeu est assez exigeant, relativement long, et nécessite un investissement pour en maîtriser les subtilités. Mais les fans de stratégie spatiale seront comblés par Stellaris Console Edition !

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