[Test] Darius Cozmic Collection Console

En bref :

Le verdict est plus que mitigé : on se retrouve au final avec 4 jeux, et le reste ne sont que des variantes. Et niveau tarif, ça fait mal. Une compilation globale aurait permis de mieux faire passer la pilule, mais malgré des titres de qualité -à l’exception de Darius Force- le rapport qualité/quantité-prix est assez mauvais…

Note : 2 sur 5.

Les sagas de shmups sont légion, et Darius fait partie de ces titres qui ont brillé dans les années 90. Il s’agissait de nettoyer l’espace de vilains envahisseurs, avec un vaisseau puissant mais fragile. De nombreux épisodes sont sortis sur consoles et dans les salles d’arcade, et le but de ces Cozmic Collection sont de proposer l’intégrale des jeux sortis, dans deux versions :

Console et Arcade

Posons la question qui fâche tout de suite : pourquoi ne pas regrouper tout sur une même compilation intégrale ? S’il ne faut pas l’évidence du côté marketing de la chose, cela peut permettre aux fans de l’une ou l’autre des versions de prendre celle qui lui plait le plus… Notons que chaque version a un tarif différent, 55€ pour la version console, qui comporte 9 titres :

  • Darius II (Mega Drive, version japonaise)
  • SAGAIA (Genesis, version américaine)
  • SAGAIA (Master System, version européenne)
  • Darius Twin (Super Famicom, version japonaise)
  • Darius Twin (Super NES, version américaine)
  • Darius Force (Super Famicom, version japonaise)
  • Super Nova (Super NES, version américaine)
  • Darius Alpha (PC Engine, version japonaise)
  • Darius Plus (PC Engine, version japonaise)

Qui sont en fait 4 titres uniques si on ne compte pas les portages…

La version Arcade, pour 40€ comporte 7 jeux :

  • Darius (version originale)
  • Darius (version new)
  • Darius (version extra)
  • Darius II (version originale et double écran)
  • SAGAIA (V.1)
  • SAGAIA (V.2)
  • Darius Gaiden

La note se révèle assez salée pour la quantité de titres. A titre de comparaison, la compilation Megadrive possède une cinquantaine de titres, pour un tarif d’une trentaine d’euros.

En terme d’options, il est possible de réassigner les touches, pour adapter le gameplay à ses préférence, selon qu’on joue au pad ou au stick. Il est également possible d’adapter les paramètres de l’écran : 4 formats d’affichage sont possible : normal, pixel perfect, résolution adaptée à l’écran ou plein écran. Il est aussi possible d’activer le lissage, ajouter des scanlines, ou d’activer ou non le fond d’écran.

Comme ça chacun peut jouer comme il le préfère !

Ce test présente la version console des jeux, impressions et screens maison !

Darius 2 (Megadrive – Jap) / Sagaia (Genesis)

Un même jeu, des titres différents, sur la 16 bits de SEGA. Différence principale : des cheats ont été désactivés dans la version américaine sur Genesis… Les deux se jouent en solo, la version arcade proposant du coop à 2. Techniquement, c’est fluide, malgré la quantité de sprites à l’écran, des effets de transparence et de déformations. Les contrôles sont impeccables, et on ne peut en vouloir qu’à soi-même en cas d’échec !

Le jeu est corsé, mais n’est pas pour autant un manic-shooter comme Dodonpachi et consors. Le dosage entre action, esquive et pièges du décor est bien respecté, et le plaisir de jeu est là. La frustration aussi, mais on se prend à retenter les niveaux pour tenter d’aller plus loin. Des power-ups apparaissent après avoir battu certains ennemis, et permettent d’augmenter la puissance de feu, ajouter des tirs verticaux ou en diagonale, ou donnent un bouclier, très pratique car un seul contact avec le vaisseau suffit à le détruire !

Après avoir battu le boss d’un level, il faut choisir la prochaine destination. Cela permet un choix varié, les 25 niveaux proposant divers environnements (parfois juste recolorés selon les zones), et un bestiaire assez large. Bien entendu, on retrouvera pas mal de sprites d’ennemis identiques, mais la variété est là. Et l’action ne permet pas non plus d’y prêter attention…

Dans les options, il est possible de monter le nombre de vie à 5, de choisir la difficulté et 2 types de vaisseaux. Conseil avisé : si vous débutez, commencez avec 5 vies !

La variété des niveaux, la possibilité de choisir son chemin, la difficulté et les power-ups : les bases sont posées, et ce Darius 2 version 16 bits est de qualité. Et sur la version 8 bits ?

Darius 2 (Master System)

Etonamment, le jeu est très proche de la version 16 bits ! Très beau boulot pour la Master System, qui sacrifie parfois la qualité d’affichage pour adapter un titre à ses capacités. Revers de la médaille : un framerate aux fraises dès que l’écran s’encombre. Le jeu passe alors au ralenti, ce qui en fait peut s’avérer pratique, un peu comme un bullet-time pour éviter une mort certaine. Les contrôles sont bons, mais les musiques sont vite lassantes.

Darius Twin (SNES – Super Famicom)

Là encore : deux versions pour un même jeu. La version SNES possède une meilleure qualité audio, la version japonaise sortant du mono.

Dans les option, il est possible de monter jusqu’à 8 vies, et il es possible de choisir entre les difficultés facile ou normale. Cette version permet de jouer à 2, et sa difficulté est plus accessible que Darius 2. Cela dit, ici, pas de Continue ! Les zones sont plus longues également, mais moins nombreuses que dans l’épisode Megadrive.

Graphiquement agréable, coloré, avec un framerate fluide malgré le bordel ambiant, ce Darius Twin est un épisode agréable à jouer et se révèle bien fun à 2 !

Darius Force (Super Famicom) – Super Nova (SNES)

Cet épisode n’est pas une adaptation de l’arcade, la localisation américaine voit quelques changements au niveau du nom des boss. Il est possible d’attribuer jusqu’à 5 vies, et 3 mode de difficulté sont possible (facile, normal et difficile) Un seul joueur, mais il est possible de choisir entre 3 vaisseaux, avec des armes différentes pour chacun.

Le jeu est beaucoup moins nerveux que ses prédécesseurs, et la perte d’un vaisseau arrête la progression, et fait recommencer à un point précédent… Le rythme de jeu, déjà pas très dynamique, est cassé par ce système d’arrêt net. Le titre est aussi beaucoup moins inspiré techniquement, avec des ennemis qui paraissent plats, et peu inspirés. Bref une sensation peu agréable, pour le titre certainement le plus faible de la compilation, qui s’inscrit dans une régression par rapport à Darius Twin.

Darius Alpha et Darius Plus (PC Engine)

On est face à un cas particulier : Darius PLUS est une version allégée de Super Darius, avec 16 boss contre 26. Mais cette version n’a pas à rougir : gros sprites, des décors de qualité, un framerate constant et une difficulté bien dosée : il s’agit surement d’une des meilleures versions sur console.

Darius Alpha propose de faire du boss rush sur les 16 présents dans Darius Alpha. Il est possible d’y jouer en mode normal, score attack, time attack ou le défi 4 minutes pour détruire un max de boss. Il s’agit plus d’un bonus que d’un jeu complet, mais on y retrouve un coté nerveux et un bon challenge pour qui veut parfaire ses réflexes.

Voila pour les jeux de cette compilation Darius Cozmic Collection Console. Le verdict est mitigé, on se retrouve au final avec 4 jeux, et le reste ne sont que des variantes. Et niveau tarif, ça fait mal. Une compilation globale aurait permis de mieux faire passer la pilule, mais malgré des titres de qualité -à l’exception de Darius Force- le rapport qualité/quantité-prix est assez mauvais…

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