[Test] Dungeons 3 : Complete Collection

En Bref :

L’humour lourd, la pagaille des combats, la durée des parties sont autant de soucis dont souffre Dungeons 3 Complete Edition. Cependant, la qualité de la direction artistique, le plaisir du jeu (même à la manette) et sa durée de vie importante lui donnent un goût de reviens-y agréable, et surtout, à la hauteur du titre qui a inspiré cette licence !

Note : 4 sur 5.

Sorti initialement en 2017, Dungeons 3 revient ici dans sa version ultime, comprenant le jeu d’origine, les 7 DLC sortis, et des bonus complémentaires sous forme de skins pour le cœur du donjon par exemple. Mélange de gestion et de stratégie, mâtiné d’humour (lourd et noir), cet épisode confirme son statut de successeur de Dungeon Keeper, malgré ses quelques lacunes.

Dark Thalya

Thalya, fille du paladin Tanos, sombre du côté obscur. L’elfe noire est attirée par le Mal Absolu, personnification du… Mal Absolu, dont les desseins sont de semer chaos, destruction, à l’aide de sa nouvelle recrue, pour prendre possession des terres occupées par Tanos et sa clique de gentils héros.

L’héroïne (s’il en est) devient donc la taulière et devient l’instrument du Mal, et se bat non seulement contre les héros, mais aussi contre elle-même pendant des phases de doutes qui la rendent pratiquement schizophrène, et lutte aussi verbalement contre le narrateur. L’ambiance se veut détendue, à grand renforts de vannes, de jeux de mots douteux, et de références pop.

Bon c’est plutôt un Genkidama, mais ça passe !

L’humour est véhiculé par la voix du narrateur, qui commente, brise le 4ème mur sans vergogne, et discute même parfois avec les personnages du jeu. On est malgré tout plutôt dans le lourd que dans le gros fun, mais certaines vannes font lâcher des sourires à défaut de se tenir les côtes de rire.

L’histoire n’est pas le point fort du jeu, assez simple, prétexte à l’action ou aux vannes, elle permet toutefois de se faire la main sur le fonctionnement du jeu au travers des 20 missions qui composent la campagne. Si l’humour, le design cartoon et les références forment le corps de Dungeons 3, son cœur réside dans le gameplay.

C’est une bonne situation ça, gardien de donjon ?

Dungeons 3 propose deux expériences de jeu en une : dans le donjon, il faut défendre le cœur du donjon et s’occuper de la gestion des troupes, des recherches. A la surface, c’est le mode offensif, où il faut s’occuper de nettoyer les bases adverses et récupérer les puits de malfaisance, source d’énergie importante du jeu.

Ce joli sanctuaire va devenir une source de revenus pour le Mal !

Avant tout, il est nécessaire de connaître les trois ressources de Dungeons 3 :
– l’or, qui s’excave dans le donjon
– le mana, qui s’excave et se génère dans une salle du Vortex dans le donjon
– la malfaisance, qui se trouve dans les puits du même nom à la surface.

Ces trois ressources permettront d’engager de nouvelles unités, d’effectuer les recherches nécessaires à l’amélioration des salles ou unités, ou de débloquer ce qui se trouve dans l’arbre de recherches. Le mana est aussi utile pour jeter des sorts, pour booster les unités ou la productivité d’une salle, créer un portail ou attenter à la vie des méchants héros avec… des tentacules…

Voici le menu de recherches, une des sources de dépenses principales, mais indispensable pour la victoire !

En terme d’unités, on retrouve avant tout les larbins qui vont creuser, transporter les ressources, finaliser la construction des portes ou des pièges. Bref, les basses besognes, mais pas le combat. Les autres minions ont des tâches variées : dans le donjon, ils peuvent bien entendu se battre, mais ont aussi la capacité de se rendre utile. Ainsi, le diablotin accumuler du mana dans l’Arcanium, le gobelin pourra utiliser l’atelier et fabriquer les boites nécessaires à la confection des pièges dans la Grotte du bricoleur, tenue elle par les orcs. La quantité d’unités disponibles est limitée, et il faudra choisir avec parcimonie lesquelles seront les plus utiles en temps voulus… et envoyer la chair à canon inutile à la surface se faire démolir, ou juste les jeter dans la fosse pour un nettoyage propre et rapide.

Pensez à jeter les sujets inutiles dans la fosse en dessous du Coeur du Donjon, c’est pratique et drôle à la fois !

Mais attention, ces adorables créatures ont aussi besoin de leur petit confort : il est donc nécessaire de leur fournir le gîte et le couvert, sous peine de grève, et d’inaction en cas d’attaque du donjon… Gare donc à toujours avoir assez d’or pour les payer, assez de lits pour les faire dormir, et assez de dindons (et de bière) pour sustenter ces braves escla… compagnons.

Bref : trouver des ressources, améliorer le donjon et les unités avec les recherches, augmenter ses effectifs, contenter tout le monde et surtout, bâtir une petite armée pour se défendre, et attaquer à la surface !

Donjons et Bastons

Là haut, sur le gazon bien vert de la surface, grouillent les gentils héros, avec leurs maisons en bois et les sanctuaires qui renferment la précieuse Malfaisance, cruciale pour le développement du donjon, et donc du Mal.

Une fois le donjon correctement protégé et stable économiquement, il s’agit de faire monter les créatures à la surface pour faire le ménage. Troupes héroïques, habitations, forteresses, tout doit disparaître pour la gloire du Mal Absolu ! Le gameplay change ici : il n’est plus possible d’attraper ses unités pour les placer n’importe où, il faut les sélectionner et leur donner la direction à suivre, ou l’ennemi à cibler, à la façon d’un RTS.

Aaaah l’air frais… ça donne des envies de massacre !

Mais ce ne sera pas de tout repos, et il faudra faire monter les créatures de niveau pour être assez efficace. Pour cela : il suffit juste de tuer les ennemis sans y passer. Le choix des unités est ici important, avec des unités rapides ou résistantes, des guérisseurs, des attaques de près ou à distance… Chacun à ses spécialités et c’est aussi le rôle du maître du donjon que de faire des choix malins.

Autre manière de pérenniser ses troupes : améliorer leurs statistiques dans le Menu de Recherches, contre de l’or et de la malfaisance. C’est un moyen efficace d’assurer la victoire, pour peu que les ressources disponibles soient suffisantes, et même avec des petits niveaux.

Mais pour le boss, il faudra sortir l’artillerie lourde, avec une Thalya boostée au niveau maximum (10) et certaines unités uniques, comme le Balrog ou l’Ogre, de grandes bestioles qui font bien le ménage, mais limitées à une unité à la fois.

Et encore, les possibilités sont très vastes, le nombre d’unités disponibles, de recherche et d’améliorations étant assez variées pour pouvoir adapter son style de jeu selon le challenge proposé. Cela dit, les parties se déroulent de façon assez lente, et il n’est pas rare de compter plus d’une heure pour une seule partie. D’autre part, l’action est parfois confuse, notamment dans le donjon, où les combats sont automatiques et tout le monde s’agglutine pour se taper dessus. Pas facile du coup d’attraper une unité en difficulté pour l’éloigner dans ce cas…

Bordelus Maxima !

De fait de la longueur des parties, la durée de vie du jeu est assez colossale pour un titre du genre. Plus de 20 heures pour la campagne de base, et autant pour les DLC. Ceux-ci proposent de nouvelles campagnes, unités et boss, pour renouveler le plaisir de jeu, et proposent chacune une quantité phénoménale de blagues moisies et de références pop, plus ou moins bien senties. Et également, un mode Escarmouche, qui propose quantité de modes de jeu et de cartes, jouable seul ou en coop, et enfin, un mode multijoueurs, pour voir qui a le plus gros… donjon.

L’humour lourd, la pagaille des combats, la durée des parties sont autant de soucis dont souffre Dungeons 3 Complete Edition. Cependant, la qualité de la direction artistique, le plaisir du jeu (même à la manette) et sa durée de vie importante lui donnent un goût de reviens-y agréable, et surtout, à la hauteur du titre qui a inspiré cette licence !

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