[Test] The Legend of Heroes : Trails of Cold Steel 3

En bref :

The Legend of Heroes : Trails of Cold Steel 3 est, sur le fond, d’une qualité agréable, surtout pour les fans de la saga. Les nouveaux venus devront eux passer par une longue session d’adaptation pour commencer une aventure riche, aux combats stratégiques, sans compter la multitude de trucs à faire à côté. Mais sur la forme, il faut avouer que les quatre ans qui séparent la sortie du jeu au Japon et sur Switch chez nous se fait sentir… S’arrêter sur le visuel serait cependant dommage pour tout fan de JRPG, car le potentiel du titre est phénoménal.

Note : 3 sur 5.

Très en vogue pendant une longue période, les JRPG sont moins nombreux depuis quelques années. Même si certaines suites brillent encore, notamment les Final Fantasy ou Persona, d’autres ont été plus discrets, mais n’en sont pas moins qualitatifs. The Legend of Heroes : Trails of Cold Steel s’inscrit dans cette catégorie. Le troisième volet arrive enfin chez nous sur Switch : le jeu est en effet sorti en 2017 au Japon sur PS4, puis en Europe en 2019 sur ce même support.

Schwarzer naguère : avant propos

The Legend of Heroes : Trails of Cold Steel 3 a la particularité d’étendre son histoire à chaque épisode, proposant une véritable saga, à l’inverse de beaucoup de JRPG. La saga Final Fantasy par exemple, raconte une nouvelle histoire à chaque titre, dans un monde différent (sauf pour le X et le XIII qui ont des suites directes) Les aventures de Rean Schwarzer et ses compagnons sont ici expliquées depuis le début.

Et bonne lecture !

Il est agréable de retrouver un compendium de tout ce qui s’est fait avant sur la série, sous forme d’une encyclopédie : personnage, relations, histoires : tout est résumé pour pouvoir commencer l’histoire sans être -trop- perdu. Car si retrouver les personnages après avoir fait les premiers épisodes est un plaisir, il faut s’accrocher pour les débutants. Engloutir et digérer la tonne d’informations avant de commencer demande une certaine patience, et la tentation de se lancer dans le jeu sans connaître l’univers peut être grande. Mais ce serait bien dommage, car l’essence du titre réside dans son histoire, et ses relations entre personnages.

Rean now

Dans cet épisode, le protagoniste principal Rean Schwarzer devient instructeur dans le nouveau campus militaire de Thors, l’élève de la classe VII devenant ainsi maître à son tour. Il va enseigner à la nouvelle classe VII comment combattre, via des cours pratiques sur le terrain sur les terres d’Erebonie. Cependant, l’ombre de la menace du Chancelier Osborne plane, et ne tardera pas à faire réagir Rean et sa classe, nouvelle et ancienne…

Le scénario est au cœur du jeu, malgré l’investissement initial pour s’y adapter, pour les nouveau venus. La multitude de personnages présentés initialement donne le vertige, mais au fil du jeu, chacun apporte quelque chose à l’histoire. D’ailleurs, pour les fans de Trails in the Sky et Ao/Zero no Kiseki, des histoires croisées sont présentes, avec les personnages de ces titres. Un extra agréable, mais encore une fois, pour les initiés.

Si vous voulez juste découvrir l’aventure, le mode très facile est fait pour vous ! (Ptits joueurs ! ^^)

Mais JRPG oblige, Trails of Cold Steel 3 est dirigiste, et ne laisse pas la place à beaucoup de liberté. Si quelques quêtes secondaires viennent se greffer lors de l’aventure, rien n’oblige à les faire et il est possible de tracer toute l’histoire en mettant de côté toutes les histoires facultatives. Ce serait évidemment dommage, car ces passages développent des détails, notamment des autres personnages, et de l’univers… Cette pseudo-liberté ne tient qu’au joueur qui souhaite s’intéresser au titre sur le fond.

Bastonus ex amicalis

Si l’histoire bien étoffée a de quoi susciter l’intérêt des courageux lecteurs, l’action n’est pas en marge. Il ne s’agit pas ici de raconter une histoire entre deux combats, les possibilités en combat sont variées, et le système est très fourni… Trop ? Comme d’habitude dans la série, il s’agit de tour par tour. Jusque là, tout va bien.

Petit tour d’horizon, en essayant d’être concis : bien entendu, chaque personnage possède son style de combat, et ses propres techniques, classique. La magie et les attaques spéciales requièrent des points d’action pour être déclenchées, avec les affinités selon les types d’ennemis, plus ou moins résistants à ce qu’ils subissent.

En plus de la barre de vie, apparait une barre de bouclier. Si une attaque alliée le détruit, il est possible de déclencher une attaque conjointe entre plusieurs personnages, dite Craft, chorégraphiée et dévastatrice.

Attention ça va rusher !

Enfin, le Super Craft, attaque ultime de chaque personnage, est déclenchable une fois, et nécessite de se reposer pour pouvoir y accéder de nouveau.

Omae wa mou shindeiru

Choisir la bonne attaque selon l’adversaire, allouer le bon nombre de points d’action, briser les défenses adverses et réussir des attaques critiques, c’est le cœur du jeu. La difficulté est réglable au début, à choisir entre 5 modes, et dans les plus élevés, chaque combat est un challenge.

Mais après l’effort, le réconfort ! Le gameplay de Trails of Cold Steel 3 repose aussi sur le système d’affinités entre personnages, les rendant plus efficaces notamment. Pour cela, il faut se promener dans le campus, discuter, et faire monter la réputation de Rean. En l’augmentant, le campus évoluera, et des récompenses uniques seront débloquées. Attention à bien prendre le temps d’explorer toutes les possibilités, car un évènement loupé ne sera pas récupérable, à moins de recommencer une partie…

Et en plus de cela, il est possible de passer son temps à pêcher, ou à jouer au Vantage Master, le jeu de cartes qui est un jeu dans le jeu, comme peut l’être un Tetra Master dans Final Fantasy.

En regroupant la durée de vie du jeu principal, et tout ce qui peut se faire à côté, on monte bien au-delà des 70 heures de jeu, ce qui est colossal pour un titre qui ne permet pas de véritable liberté. Mais il s’agit aussi de passer ce temps dans un monde qui n’est pas techniquement au top. Si la direction artistique est agréable, le moteur du jeu pique un peu : la rigidité, la résolution et certaines textures font parfois sentir le poids des années qui séparent la sortie du jeu au japon et sur Switch. En version portable, ces écueils sont moins notables, mais sur la télé, c’est plus difficile.

The Legend of Heroes : Trails of Cold Steel 3 est, sur le fond, d’une qualité agréable, surtout pour les fans de la saga. Les nouveaux venus devront eux passer par une longue session d’adaptation pour commencer une aventure riche, aux combats stratégiques, sans compter la multitude de trucs à faire à côté. Mais sur la forme, il faut avouer que les quatre ans qui séparent la sortie du jeu au Japon et sur Switch chez nous se fait sentir… S’arrêter sur le visuel serait cependant dommage pour tout fan de JRPG, car le potentiel du titre est phénoménal.

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