[Test] Void Terrarium

En bref :

Si une espèce de routine s’installe assez vite, induite par les mécaniques du gameplay, l’ennui n’est pas de mise. Les missions variées, l’intrigue, l’évolution du terrarium et la diversité des donjons sont autant d’éléments qui font de Void Terrarium un titre accrocheur, dont le mélange des genres est une réussite. Dommage qu’il n’ait pas été traduit en français cependant…

Note : 4 sur 5.

Si certains titres prennent leur source sur des bases classiques, restant dans une certaine zone de confort, d’autres ont la volonté de sortir du lot, et osent quelque chose. Void Terrarium se permet de piocher dans des genres à priori différents, pour créer quelque chose qui, à défaut d’être vraiment neuf, lui donne une identité propre.

The last of us in a bottle

Le protagoniste principal est un petit robot, qui se fait réveiller aléatoirement par un rat qui a voulu lui grignoter les circuits. En progressant sur des terres dévastées, sur lesquelles la nature reprend ses droits, il tombe devant une humaine dans un état critique. Et tout à côté, affichée sur un grand écran encastré dans le sol, les vestiges d’une IA, qui est la source de l’extinction de l’humanité.

Ah ok, eh ben… Merci ?

Pleine de regrets, cette entité semble ravie d’apprendre qu’un humain a subsisté, et il va falloir prendre soin de cet être unique. C’est là que commencent les péripéties d’un petit robot, qui devra arpenter les sous-sols dangereux d’une planète dévastée, pour soulager la conscience d’une IA pas très nette, et prendre soin du dernier humain vivant.

Void Terrarium se divise en deux parties : une partie Tamagotchi, dans laquelle il faut s’occuper de nourrir l’humaine, vérifier son état de santé, nettoyer son terrarium, et le décorer en craftant des objets grâce aux ressources récupérées dans les donjons.

Brave bête !

La seconde partie est donc l’exploration, dans des sous-sols générés de façon procédurale, plein de monstres, d’objets et de pièges. Et ces deux phases sont articulées autour d’une histoire, que fait évoluer l’IA, en donnant des objectifs, des plans de craft, et permet d’évoluer au fil des explorations.

Edge of Terrarium : explorer, nourrir, recommencer

La partie exploration est la plus complexe de Void Terrarium, c’est le cœur du jeu. Il s’agit de chercher objets et nourriture, qui serviront à subvenir aux besoins de Toriko, la survivante. Différentes zones s’ouvrent au fil du jeu, qui sont autant de donjons dont les profondeurs regorgent de trésors et de dangers.

Hey Ho, Hey ho, on détruit des robots !

La nourriture se trouve dans des masses roses, qu’il faut fouiller. Les objets clés, demandés par l’IA, ou dans le plan de construction, se trouvent sur des ennemis, ou à certains étages. Il est également possible de récupérer des armes, des items de récupération de vie ou d’endurance, des boucliers, sur le sol ou les ennemis détruits. Attention cependant, l’inventaire est réduit, et il faudra faire des choix !

L’inventaire est limité : attention à bien choisir quoi garder ou jeter…

Chaque retour dans l’en-bas fait commencer le robot au niveau 1, du sous-sol, mais aussi en terme d’expérience. Il faut donc abattre des ennemis pour monter de niveau, et choisir une compétence à débloquer parmi deux à chaque niveau gagné. Cela peut être une compétence active, comme une attaque spéciale, ou une compétence passive : augmenter les points de vie max, la résistance, la quantité d’objets transportables… Il faudra choisir avec soin ! Mais tout cela revient à zéro dès la fin de l’exploration, et là encore, les compétences à choisir sont aléatoires !

La progression dans les donjons de Void Terrarium se fait case par case, au tour par tour. Un pas, une attaque, utiliser un objet : c’est une action. Chaque action utilise un peu d’endurance, et si la vie ou l’endurance tombe à zéro, c’est la destruction, et retour à la surface. Il faut donc mesurer ses actions, surtout que chaque salle est reliée par des couloirs plus ou moins longs, et il vaut mieux avoir toujours un item de récupération d’endurance et de vie sous le coude !

Ah oui, et la météo peut faire varier aussi les donjons, sinon c’est pas drôle !

Mais ce n’est pas la seule préoccupation pour ce pauvre robot : l’état de Toriko est affiché en bas à gauche, et pendant l’exploration, elle peut avoir faim, avoir fait ses besoins, ou tomber malade… Il est possible de nettoyer à distance le terrarium, contre une certaine quantité d’endurance, mais pour la nourriture ou autre, il faudra sortir du donjon ! Il faut donc toujours veiller à avoir assez de nourriture en stock pour éviter que Toriko n’ait faim, ne tombe malade, ou pire…

Au terme de l’exploration, que ce soit par la mort, le manque d’endurance, ou le choix de retourner à la surface, tous les objets récupérés sont recyclés et convertis en 4 types de ressources, sauf la nourriture et les objets clés. Ces ressources sont utiles à la création d’objets, pour accomplir des missions ou personnaliser le terrarium.

Dans ma bulle

Tout ce sang, ces larmes et cette sueur vont permette à Toriko de (sur)vivre dans son terrarium. Si au départ elle est végétative, au fil du temps, il est possible d’interagir avec elle, mais il faudra toujours en prendre soin. Avant tout, il faut toujours veiller à avoir assez de nourriture pour la sustenter. Sans cela, elle tombe malade et peut mourir…

Pareil pour le nettoyage : si le terrarium est trop sale : maladie… L’exploration est donc cruciale pour non seulement accomplir les tâches données par l’IA, mais aussi pour assurer la survie de Toriko. Cela dit, le fait de réussir les objectifs, de crafter, de décorer, permet de débloquer des augmentations pour le personnage : augmentation permanente des points de vie ou de l’endurance, meilleure résistance… il faut donc veiller à récupérer le plus d’objets possible et avoir un œil sur ce qu’il faut prendre en priorité pour bricoler les objets permettant de débloquer des bonus.

Voila : un lit, des petites plantes… Bon ça va, pour le reste t’iras chez Ikea !

Sur la forme, Void Terrarium est agréable, cohérent. Sans être une prouesse technique, l’univers est sombre, mais intrigue, entre le côté froid et apocalyptique des donjons, et le côté vert et vivant du terrarium. Il est regrettable que le titre n’ait pas été traduit en français, l’histoire étant intéressante. Et pour saisir la totalité des subtilités des mécanismes du jeu, une traduction aurait été bienvenue pour toucher un public qui a des difficultés avec cette langue.

Si une routine s’installe assez vite, induite par les mécaniques du gameplay, l’ennui n’est pas de mise. Les missions variées, l’intrigue, l’évolution du terrarium et la diversité des donjons sont autant d’éléments qui font de Void Terrarium un titre accrocheur. Dommage qu’il n’ait pas été traduit en français cependant…

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