[Test] Catherine FullBody

En bref :

Catherine Fullbody fait mouche à bien des niveaux : son histoire aux multiples débouchés, ses phases de puzzle difficiles mais avec un goût de reviens-y, et ce mélange unique qui marche, servi par une direction artistique de qualité. Seul regret, les contrôles trop sensibles, et des dialogues facilement (et volontairement) orientés pour faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.

Note : 4 sur 5.

Catherine, c’est toute une histoire. A l’origine sorti en 2012, ce jeu surprenant a su conquérir bien des cœurs, avec son gameplay, sa direction artistique, et les sujets abordés. Au centre de l’histoire : la faiblesse de la chair humaine, des moutons et des puzzles… Non, ce n’est pas un simulateur de boucher zoophile, mais niveau esprit tordu, ça se pose là.

Catherine fout l’bordel

Vincent se retrouve dans la tourmente. En couple avec Katherine, qui désire fonder une famille, se poser et rêve d’une stabilité certaine, notre bonhomme est en proie au doute. Mais une rencontre va tout chambouler. C’est au bar, le Stray Sheep, que Catherine lui fait du rentre-dedans. Et cette aventure d’un soir va tourner au cauchemar. Littéralement.

Entre Catherine la volage coquine qui vit au jour-le-jour, et Katherine qui veut un avenir posé et construit en famille, la situation est délicate. Ajoutez à cela la venue de Rin, une nouvelle prétendante, aux abords timides, mais au fond sulfureux… Trois cas(therine) qui sont autant de choix pour Vincent. Du moins, s’il arrive à survivre aux cauchemars qui hantent ses nuits !

Quel tombeur ce Vincent !

Car le sommeil n’est pas de tout repos : matérialisé en mouton, il faudra gravir des tours composées de cubes. Véritables casse-têtes, il faudra utiliser son cerveau et ses réflexes pour espérer arriver au sommet, et éviter une mort certaine. Deux phases, deux types de gameplay :

Le jour, amoureux infidèle…

Les phases de jour permettent de construire le scénario, et de faire des choix qui vont faire pencher la balance. Le bien ou le mal, ce sera un choix crucial. Il s’agira de répondre lors d’un dialogue, ou via SMS, à un personnage. Cela fera évoluer ensuite le comportement de Vincent lors des cutscenes. Cela permet donc de faire le jeu plusieurs fois pour voir les différentes possibilités.

Si on avait ce genre de truc dans la vraie vie, ce serait pratique !

D’ailleurs, le jeu est intégralement doublé en anglais ou en japonais, sous-titré en français. Les cutscenes sont rendues soit avec le moteur du jeu, soit en vidéo. La direction artistique fait le job, les phases animées sont de belle qualité, et le moteur ne jure pas. Les animations sont fluides, et malgré son âge, le plaisir visuel est là.

Entre rendez-vous galants, scènes légèrement coquines, discussions entre potes au bar, on se rapproche du concept du dating sim. Accompagné cependant de dilemmes et de retournements cocasses et/ou flippants… Les thématiques abordées ici restent assez peu communes dans un jeu : l’adultère, les choix de vie de couple, la transition vers la parenté (ou pas) … Les choix définis par le joueur influenceront le cours et la fin du jeu, et la vie de Vincent.

Ces phases sociales de jour permettent de donner de la texture aux personnages, et de faire des choix qui modifieront le cours du jeu, jusqu’au soir. Mais une fois dans le lit, place à l’action !… Enfin, aux puzzles…

… La nuit, la bêle et la bête

Lors des phases nocturnes de cauchemars, Vincent se retrouve en calbute, et affublé de cornes sur le crâne. En mode mouton de la nuit, il faudra grimper des tours gigantesques, en utilisant les cubes pour monter le plus vite possible. Pousser, tirer, escalader, il faudra être efficace car soit la tour s’effondre, soit une entité la grimpe… Et mieux vaut éviter qu’elle arrive à ses fins !

Nope…

Des objets permettent aussi d’aider dans la progression : un cube blanc qui génère 9 blocs autour du personnage en cas de difficulté, un livre qui détruit les ennemis proches (car oui, des moutons peuvent vous pourrir en pleine ascension), ou encore un oreiller qui permet d’annuler la dernière action. De l’or se trouve aussi sur le chemin, permettant d’acheter des objets entre deux escalades.

La maniabilité est assez frustrante : très sensible, parfois trop, il arrive souvent qu’un bloc soit déplacé par mégarde. Difficile de garder son sang froid quand le temps presse, et souvent, une simple erreur suffit à faire échouer l’escalade… Ce qui se révèle frustrant, surtout que le mode de difficulté est punitif, même en normal. Les modes de difficulté facile ou sans risque permettent de profiter du mode histoire sans s’arracher les cheveux, mais la difficulté au-delà de ces modes est très inégale.

Nope Nope…

Entre deux étapes, Vincent arrive sur un palier, sur lequel se trouvent des moutons. En leur parlant, certains proposent des techniques d’escalade, d’autres lancent un choix qui peut influencer la balance bien/mal et les autres discutent… Mais il faut garder un œil attentif aux dialogues et aux vêtements des moutons, les plus observateurs sauront vite pourquoi. Et au bout de ce petit écrin de paix, un confessionnal, avec une question posée au joueur sur le thème des relations. La réponse influencera encore une fois la balance, mais donnera aussi la tendance des réponses des joueurs, hommes et femmes, et c’est assez fun !

Y’a comme un petit côté Devil May Cry…

A côté du mode histoire principal, il est possible de jouer en mode Babel, sorte de mode défi avec des tours complexes, le Colosseum qui permet d’affronter un autre joueur en VS local, ou encore l’arène en ligne qui porte bien son nom (VS et coop) Cela rallonge la durée de vie du titre pour les plus courageux et/ou masochistes.

Le menu pour les feignants

Catherine Fullbody fait mouche à bien des niveaux : son histoire aux multiples débouchés, ses phases de puzzle difficiles mais avec un goût de reviens-y, et ce mélange unique qui marche, servi par une direction artistique de qualité. Seul regret, les contrôles trop sensibles, et des dialogues facilement (et volontairement) orientés pour faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.

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Nope.
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