[Test] Fairy Tail

Fairy Tail en bref :

Le titre dispose d’une véritable richesse dans ses mécaniques, sans que pour autant la quantité ne rebute. Ce qui pouvait être le cas d’un Trails of Cold Steel, profond mais parfois trop complexe, est ici bien séquencé. Les activités annexes, la renommée de la guilde, les interactions, les possibilités en combat ou la multitude de missions sont autant de qualités qui vont en faveur de Fairy Tail. Las, son inégalité technique saute aux yeux, surtout en mode télé, et le fait de ne pas commencer l’histoire depuis le début va en dérouter plus d’un…

Note : 3.5 sur 5.

Fairy Tail, c’est un manga (puis un anime) dont le dernier portage en date remonte à la PSP, en 2012. La cuvée 2020 s’est dévoilée comme un J-RPG aux combats tactiques, avec une profondeur de jeu ambitieuse. Entre exploration, craft, évolution de la guilde, renfort des liens entre les membres et surtout, le respect de l’histoire d’origine, voila qui laisse songeur… Ou dubitatif. Récit d’un voyage long, périlleux, dans les tréfonds d’un titre aux multiples strates. (les captures d’écran, toutes faites maison, ont un watermark natif, désolé…)

The story so far…

L’histoire de ce Fairy Tail commence après l’arc de l’ïle de Tenrô, le début du jeu, sorte de tuto pour les phases de combat, met l’ambiance ! Il s’agit de combattre Hades, puissant antagoniste, et anciennement second maître de la guilde Fairy Tail. Après une lutte acharnée, Natsu et ses camarades arrivent à vaincre Hades. Mais, un énorme dragon, Acnologia, débarque et détruit tout sur son passage. Dans un ultime effort, les membres de la guilde lancent un sort, avant que le dragon ne détruise ce qu’il reste de l’île…

Et il est pas content !

Pourtant, 7 ans plus tard, les membres de la guilde refont surface, et retournent en Fiore, dans la ville de Magnoria. Le plaisir des retrouvailles est vite terni par de mauvaises nouvelles : la guilde est au point mort, croule sous les dettes et les guildes adverses sont devenues surpuissantes… Il va falloir se retrousser les manches pour redorer le blason de Fairy Tail, et commencer de nouvelles aventures !

T’imagines même pas…

Les nouveaux-venus dans l’univers de la série auront l’opportunité de rattraper le temps perdu. Cela grâce aux différents dictionnaires, qui concernent les personnages, les arcs, les lieux.. Bref tout ce qu’il faut savoir pour entamer l’histoire dans les meilleures conditions. Aussi faut-il avoir envie de lire tout ça… Mais les résumés sont concis et efficaces. Les habitués seront eux peut être déçus que le jeu commence à ce moment tardif de la série.

L’aventure ici proposée est divisée en chapitres, eux-mêmes coupés en plusieurs épisodes. Elle commence à la fin de l’arc Tenrô, jusqu’à l’arc Tartaros. Cela donne une indication de la durée de vie, qui déjà s’annonce intéressante. Mais au-delà de l’histoire, Fairy Tail regorge d’activités, qui auront des intérêts variés, que ce soit pour la guilde, ou les personnages.

Seek and destroy

Difficile de trouver par où commencer, tant le sujet est vaste… Avant de parler des combats, il est bon de savoir comment évoluer dans le jeu. A la manière d’un Dragon Quest, le personnage se déplace dans des zones à explorer, dans lesquelles les monstres sont visibles. Il est possible de les attaquer avec Y pour activer une frappe préventive, et avoir l’initiative lors du combat. Mais cette partie là méritera une attention particulière…

C’est Natsu à la plage… A-ouh tcha tcha tcha…

Toujours pendant l’exploration, il est possible de récolter des objets. Ils sont représentés par des espèces de halos, jaunes pour les objets communs, rouges pour les objets de quête. Certains sont cachés dans des caisses ou objets destructibles, qu’il est possible d’oblitérer avec une pression de la touche Y. Il est également possible de pêcher à certains endroits, marqués d’une petite icone en forme de poisson.

Par endroits, des obstacles empêchent la progression. Pour les franchir, il faudra les détruire, en lançant un combat à proximité. Mais attention : il faudra asséner une certaine quantité de dégâts pour pouvoir libérer le passage. Cette information est affichée près du tas de bois ou de rochers. Derrière se trouvent des coffres aux trésors, des objets à récolter, ou encore un chemin vers un nouveau passage.

Les combats sont le cœur tactique du jeu. Si les déplacements sont libres et dynamiques, les combats eux proposent une approche stratégique, au tour par tour. Au tour d’un personnage, il est possible de choisir d’attaquer avec son arme, ou avec la magie, d’utiliser un objet ou de se défendre.

Au moment d’attaquer, un ou plusieurs carrés apparaissent. Il faut trouver l’attaque qui soit à la fois la plus efficace, et qui touche le maximum d’adversaires. Car certains sont plus sensibles que d’autres à certains éléments. Chaque personnage ou ennemi est sensible ou résistant à l’un des 7 attributs magiques : feu, glace, cieux, ténèbres, lumière, ombre et non-élémentaire. Il faudra donc choisir avec soin ses attaques selon l’adversaire, et le personnage manipulé.

Au cours du combat, il est possible aussi d’infliger -ou recevoir- un statut négatif. Là encore, c’est du classique : poison, brûlure, paralysie… Qui se guérissent avec des objets ou des sorts adaptés.

La jauge Fairy, en bas à droite, se remplit après chaque attaqué alliée. Une fois remplie, une pression sur R permet de lancer une coopération magique. Cette attaque permet d’enchainer des combos entre personnages, en choisissant entre une technique de coopération ou un coup final. Un peu plus tard dans le jeu, il sera aussi possible de lancer une super magie. Elles sont obtenues en augmentant le rang de guilde, et permettent à un personnage de support d’apparaître et balancer un sort surpuissant qui fait souvent le ménage à la fin d’une attaque coop. Mais son apparition dépend des points de coopération : plus ils seront élevés, plus il y aura de chances que la super magie de finition s’active. D’autre part, une super magie d’urgence se lance en cas de HP faibles : elle restaure la vie et booste des attributs, mais se lance aléatoirement.

Au terme du combat, l’équipe qui a combattu récupère des points d’expérience et des objets. En cas de défaite, il est possible de recommencer le combat, ou de retourner au QG pour mieux se préparer. Si le mode facile du jeu permet d’explorer le monde de Fiore et profiter de l’histoire, les modes normal et difficiles permettent de savourer le côté tactique des combats.

Voila pour ce petit tronçon au sujet des combats. Il s’agit maintenant de savoir à quoi ils servent !

Je repars à zéro…

Au cœur de la guilde de Fairy Tail, ces sont les personnages qui sont mis en avant, au-delà de leurs aptitudes au combat. Certains se débloquent au début du jeu ou au fil de l’aventure, d’autres sont disponibles après avoir terminé une ou plusieurs quêtes qui leur sont propres. Ces missions spéciales permettent également de dépasser la limite du rang des personnages en question, et d’en apprendre plus à leur sujet. Le rang de personnage, représenté par des étoiles, permet en évoluant de débloquer des compétences ou encore d’augmenter leurs caractéristiques.

Cette petite note de musique indique une quête d’affinité

Cela permet à terme d’avoir un maximum de combinaisons d’équipes possibles. Cela dit, il est important de ne pas négliger un personnage ou l’autre, car à certains moments, il sera imposé d’utiliser un ou plusieurs d’entre eux pour certaines missions.

A force de combattre ensemble (ou en leur refilant des objets), le niveau d’affinité entre personnages augmente. Cela permet notamment de débloquer des attaques en coop spéciales qui font plaisir aux yeux, mais pas aux adversaires.

Autre moyen de booster les personnages : les lacrimas. Ces cristaux permettent d’augmenter les caractéristiques des personnages, selon les attributs des lacrimas : attaque, défense, points de vie… Attention : il faut choisir avec parcimonie, car une lacrima ne peut être attachée qu’à un personnage. 5 grades de qualité sont disponibles, qu’on les trouve sur les adversaires, dans des coffres, ou au labo de la guilde après amélioration. C’est d’ailleurs sur ce magnifique enchainement qu’il est désormais question de…

LA GUILDE.

Parce que Fairy Tail, c’est aussi et avant tout la guilde, et qu’au retour des héros, elle est toute daubée… Il va donc falloir redorer son blason. Et c’est tout en bas du classement des guildes que l’histoire débute… Il va falloir franchir les paliers et remonter jusqu’au numéro 1 !

Y’a du boulot…

Pour cela, plusieurs possibilités. D’abord, le plus évident : remplir des missions, disponibles au tableau des missions. Classées de D à S, elles sont accessibles au fil du temps en améliorant la guilde. Ces missions permettent aussi de gagner de l’argent, de trouver des objets rares et de faire apparaitre certains ennemis. Il s’agit de quêtes d’extermination, d’aide… souvent du classique, en mode Fedex. Mais bon point : elles sont toutes scénarisées, et c’est plutôt agréable finalement. Certaines se répètent pour pouvoir avoir un flux constant de missions et ne jamais être en rade.

Que de choix !

En plus des quêtes principales et des missions : il est possible de répondre aux requêtes des villageois. Il faut chercher dans Magnoria ou dans les zones d’exploration les personnages qui ont une petite bulle au-dessus de la tête. Bien souvent elles octroient des lacrimas.

Toute action dans le jeu dont la récompense est une petite médaille permet de monter le grade de la guilde, il faut donc toujours les avoir à l’œil. Mais le prestige ne passe pas que par le classement.

Car si les locaux sont dans un état lamentable, il est possible de les remettre en état en échangeant des joyaux à Mirajane. Cela permet de modifier non seulement l’aspect de la guilde, mais aussi d’offrir plus de possibilités, toutes possibles d’augmenter sur 3 paliers contre des joyaux :

  • Le tableau des missions : son amélioration augmente le nombre de missions qu’il est possible d’accepter
  • Lisana tient le magasin : il est possible d’y acheter ou vendre des objets, et selon son niveau, le nombre d’objets manipulables augmente
  • Reby s’occupe du labo de création de lacrimas : plus le niveau est elevé, plus il est possible de manipuler de lacrimas

Tout ça donc à échanger contre des joyaux qu’il faudra donner à Mirajane. Ces joyaux se trouvent au fil du jeu, mais pas en quantités extraordinaires, attention à les utiliser avec parcimonie.

Level up !

D’autres pièces de la guilde se débloquent au fil de l’aventure, pour retrouver le lustre d’antan, en plus de sa puissance due aux compétences de ses membres. A ce sujet, il est aussi possible de faire des duels entre personnages de la guilde, qui permettent d’obtenir une récompense après le premier combat, mais sert aussi à appréhender les attaques de chacun.

Le récap :

  • Booster les personnages avec des lacrimas, augmenter les affinités et le rang de chaque personnage pour les rendre plus efficaces et réussir des missions toujours plus difficiles
  • Booster le rang de la guilde, pour gagner des bonus, de meilleurs objets, de meilleures missions
  • Effectuer des missions pour monter le rang de la guilde et le niveau des personnages
  • Faire les quêtes secondaires et prendre tous les objets à portée pour gagner un maximum d’argent, de lacrimas et de renommée
  • Accessoirement avancer dans l’aventure principale.

Ca fait du boulot !

Et techniquement, ça donne quoi ? Il faut avouer que sur Switch, le framerate tousse parfois, mais sans pour autant casser l’expérience. Un gros temps de chargement au démarrage du jeu peut faire peur, mais en jeu, ils sont assez rapides, voire même inexistants lors de voyages rapides dans la ville. Les personnages sont bien modélisés, malgré une certaine rigidité. Les décors aussi, mais il ne faut pas y regarder de trop près : la profondeur de champ intéressante, et la qualité des textures des personnages, contraste avec certaines textures grossières notamment des bâtiments ou certains environnements extérieurs. Et cela met parfois l’ambiance à mal… Les musiques sont entrainantes, les voix japonaises donnent un bon ton, et très, très bon point : Fairy Tail est entièrement en français !

Contraste entre Natsu et la texture des murs…

Fairy Tail dispose d’une véritable richesse dans ses mécaniques, sans que pour autant la quantité ne rebute. Ce qui pouvait être le cas d’un Trails of Cold Steel, profond mais parfois trop complexe, est ici bien séquencé. Les activités annexes, la renommée de la guilde, les interactions, les possibilités en combat ou la multitude de missions sont autant de qualités qui vont en faveur de Fairy Tail. Las, son inégalité technique saute aux yeux, surtout en mode télé, et le fait de ne pas commencer l’histoire depuis le début va en dérouter plus d’un…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Nope.
%d blogueurs aiment cette page :