[Test] Giraffe & Annika

En bref :

Le mélange des genres proposé par Giraffe et Annika permet de passer de bons moments, malgré les écueils techniques. La direction artistique visuelle et sonore est agréable. La prise en main, bien que rigide, reste accessible, et les diverses phases (exploration/mission/donjon/boss) se révèlent finalement plaisantes. Un titre rafraichissant, simple d’accès, et qui laisse un souvenir positif, pour un prix tout à fait correct.

Note : 4 sur 5.

Suite à la parution des premières images de Giraffe & Annika, ce qui saute aux yeux, c’est la direction artistique. Avec ses airs de production de la Ghibli, le titre développé par Atelier Minima flatte la rétine, avec ses personnages, son univers coloré, et son histoire mystérieuse… Et en terme de jeu, il s’agit aussi d’une bonne surprise !

Le trailer qui va bien

J’ai la mémoire qui flanche

Une jeune fille nommée Annika se réveille soudainement sur une mystérieuse île nommée « Spica Island » à la suite d’un étrange rêve. N’ayant aucun souvenir expliquant sa présence sur l’île, Annika décide d’explorer les lieux et rencontre alors un garçon appelé Giraffe qui semble la connaître et lui demande de trouver trois fragments d’étoile dispersés à travers l’île qui permettront à Annika de retrouver ses souvenirs perdus

Première chose : Giraffe & Annika est entièrement en anglais. Cela paraît étonnant de nos jours, mais c’est le cas de pas mal de jeux édités par NIS America. S’agissant d’un jeu d’aventures, la compréhension basique de l’anglais est donc nécessaire pour bien suivre l’histoire, même si les séquences animées permettent d’y comprendre quelque chose.

La narration se fait par le biais de vignettes animées, à la manière d’un webtoon. Bonne idée, car le moteur du jeu ne permettrait pas de faire passer des émotions, étant trop rigide au niveau des expressions des personnages. D’ailleurs, il est bon de faire un point sur l’aspect graphique du titre.

Giraffe, arrête de forcer !

Si la direction artistique est de qualité, que ce soit pour les cutscenes ou l’univers en général, le moteur du jeu cache la misère par ses couleurs et son côté fourni. Mais les animations des personnages paraissent rigides. Paradoxalement, les mouvements des vêtements et des cheveux sont plutôt bien faits, mais les mouvements d’Annika sont trop rigides.

En termes de monde, la variété des environnements et les décors fournis donnent un cachet agréable à la progression, mais le clipping casse un peu l’ambiance, du moins sur la version Switch testée ici. Vidéo à l’appui :

Cela dit, s’arrêter à cela serait bien malheureux, car globalement, le titre est agréable à regarder, et surtout, l’aventure permet de faire passer ces écueils.

Spica chou

Si le début de l’aventure sert de petit tutoriel, il faut quelques secondes pour s’habituer aux contrôles. Notez que s’il n’est pas possible de sauter au début du jeu, cela sera possible par la suite. Giraffe & Annika fleure bon l’aventure, et on y retrouve des effluves de Zelda, au niveau de l’inventaire, des objets à récupérer ou de la progression. Un chouya de Ni no Kuni aussi, mâtiné de phases de combat en rythme, où il faut appuyer sur les touches au bon moment (coucou Paper Mario ou… Taiko no Tatsujin… euh ?)

Un petit air de déjà-vu…

Il s’agit au départ de trouver trois objets dans 3 donjons différents, dans lesquels il faudra esquiver les ennemis, éviter de chuter dans les trous, et battre des ennemis en musique. Et tout cela est plutôt agréable. La difficulté, qu’il est possible de choisir avant chaque combat, permet de mettre un peu de piment, ou juste de profiter de l’histoire.

Dans les phases d’exploration, il est possible de régénérer la barre de vie (en haut à gauche) au contact de cristaux bleus, parsemés un peu partout. La difficulté va croissant, mais ne propose pas de défi insurmontable. En ligne droite, il est possible de terminer le jeu en moins de 7 heures. Pour le finir complètement, notamment en récupérant des objets cachés, il faut compter de petites heures supplémentaires. D’ailleurs, pour sauvegarder la progression, il faut passer par des statues flippantes, dispersées un peu partout.

Le cycle jour nuit a un intérêt autre qu’esthétique : certaines missions ne sont en effet disponibles que de jour ou de nuit. Certaines sont même limitées dans le temps, et il faut les recommencer si le nuit tombe par exemple. Ces missions annexes, à réaliser entre deux donjons, permettent de rencontrer de nouveaux personnages, en les aidant à réaliser diverses tâches : récupérer des gamins perdus (bravo les parents !), faire des photos de statues cachées, ou résoudre des énigmes pour accéder à de nouveaux endroits, les activités sont variées.

Eh ouais, c’est ça la classe !

Les donjons, initialement au nombre de 3, portent assez mal leur nom. En effet, il s’agit plus d’instances ouvertes que du vieux donjon humide sous terre : la forêt, les ruines de l’océan ou le temple du feu sont assez classiques, mais offrent des moments de réflexion et de plateformes, avant d’arriver au boss et à la séquence de fight en rythme contre Lily. Et bien sûr, au dénouement du jeu, qui mérite bien le détour !

Battre un boss en musique, ça donne ça !

Au final, ce mélange des genres proposé par Giraffe et Annika permet de passer de bons moments, malgré les écueils techniques. La direction artistique visuelle et sonore est agréable. La prise en main, bien que rigide, reste accessible, et les diverses phases (exploration/mission/donjon/boss) se révèlent finalement plaisantes. Un titre rafraichissant, simple d’accès, et qui laisse un souvenir positif, pour un prix tout à fait correct.

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