[Test] The Coma 2 : Vicious Sisters

En bref :

Surprise agréablement glauque, The Coma 2 est un jeu d’horreur qui se laisse jouer. La difficulté est cependant assez étrangement dosée, montant en flèche dans le dernier tiers du jeu… Mais rien d’insurmontable. Sans être un énième jumpscare, le mélange tient la route : l’exploration est oppressante, les phases de traque sont prenantes, et l’histoire qui se dévoile lors des passages dans différents endroits est intéressante. La durée de vie est tout à fait honnête, la direction artistique est agréable, et pour moins de 20€ au moment de ce test, l’aventure vaut le détour.

Note : 3.5 sur 5.

Mina est une élève du lycée Sehwa. A la fin des cours, elle est interpellée par un étrange autel qui se trouve dans une remise, d’une salle habituellement close… Elle tombe alors dans le coma, et se retrouve dans… le Coma, monde alternatif des ténèbres. Là bas, tout semble dénaturé, des corps sont disposés un peu partout. Et dans cette hostilité ambiante, le mal attend. On peut résumer l’histoire initiale avec 4 images tiens :

C’est beau un lycée, la nuit

Première chose : le jeu est traduit en français, et les voix sont doublées en coréen. L’immersion est là, au niveau sonore, et aussi graphiquement. The Coma se présente en vue latérale, Mina se déplace en marchant ou courant de gauche à droite. Toutes les actions s’effectuent avec une touche, ce qui simplifie pas mal le tout. En haut de l’écran se trouvent la barre de vie, et d’endurance. La croix directionnelle permet d’accéder aux différents menus : au départ, le carnet, la carte et le sac sont disponibles.

Au début de l’aventure, l’inventaire est restreint à 4 emplacements. Cela dit, les objets de quête n’entrent pas en compte dans ces emplacements. Deux autres emplacements sont déblocables par la suite pour y fourrer bandages, nourriture, aérosol de défense, boisson, antidote… Il est possible d’acheter certains de ces objets aux distributeurs. L’argent, nécessaire pour acheter tout ça, se trouve notamment dans des coffres planqués dans certaines pièces.

Dans le carnet, se glissent les pages déchirées. Il faut les retrouver et les collecter, elles permettent d’en apprendre plus sur l’école, et d’approfondir l’univers du jeu.

Juste sur la droite de la porte, placardée au mur, une des fameuses pages déchirées.

Troisième élément : la carte. Elle permet de s’orienter pour aller d’un endroit à l’autre, dans l’école ou ailleurs. Le nom des salles est inscrit, et les objectifs sont marqués par le sempiternel « ! » D’autres indicateurs permettent de voir d’un coup d’œil les points de sauvegarde, distributeurs ou éléments bloquants.

Et heureusement, car en cas de poursuite, il faut agir vite : trouver où se cacher, savoir ou trouver de quoi se soigner… Les mécaniques sont simples, et collent bien au genre. La partie exploration est angoissante, les poursuites sont nerveuses, et l’ambiance glauque renforce ce sentiment claustrophobique.

Ah oui, parce que Mina n’est pas toute seule…

Alone in the Coma

Des corps suspendus au plafond, ou des cadavres au sol, peuvent attaquer ! Il faut donc garder l’œil ouvert, et tenter une esquive (avec la gâchette gauche) Attention, car cela utilise de l’endurance ! En cas d’échec, Mina perd une unité de vie, mais peut aussi saigner et perdre graduellement des PV. Pour arrêter le saignement, il faut utiliser un bandage. La vie quant à elle se restaure en mangeant des aliments. L’environnement est aussi parfois hostile, avec entre autres du gaz toxique…

Attention au gaz toxique Mina… :v

Mais ce ne sont pas les seuls ennemis, sinon ce serait pas drôle ! D’autres bougent et poursuivent Mina comme des psychopathes : la Sœur Cruelle notamment, ou son Serf de Chair, coursent Mina pour la buter. Heureusement, il est possible de se défendre, avec par exemple un spray. Une fois équipé, il permet d’échapper à un assaillant, en cas de réussite d’un QTE. Il existe aussi des cachettes dans certaines pièces. Attention, certaines sont plus efficaces que d’autres ! Un QTE apparaît afin de pouvoir retenir son souffle. En cas d’échec, la position de Mina sera révélée. Il faut aussi surveiller l’endurance : si elle est basse, il sera plus difficile d’être discrète…

L’audio est un élément important dans The Coma 2 : il faut être vigilant, notamment aux bruits de pas… Si une cachette est à proximité, il faut se planquer, sinon, il vaut mieux éteindre le briquet, et chercher un endroit ou se cacher en marchant autant que possible… The Coma fait penser à Dead by Daylight par cet aspect, et c’est assez plaisant !

Cela dit, dans ce monde hostile, quelques alliés pourront aider Mina à survivre. En les contactant à l’aide du Nokia 3310 Téléc’Ombre, ils pourront donner des indices, conseils, ou juste des infos en rapport avec les endroits visités.

Snake ? C’est toi ? (et elle est où la caméra sur un Nokia 3310 ? HEIN ?)

Graphiquement, la direction artistique est de qualité, que ce soit dans les phases de jeu, dans l’affichage et l’animation des portraits pendant les dialogues, ou les cinématiques. Tout ce qui a trait au glauque ou au gore fait bien le job, et renforce l’atmosphère de ce titre.

Surprise agréablement glauque, The Coma 2 est un jeu d’horreur qui se laisse jouer. La difficulté est cependant assez étrangement dosée, montant en flèche dans le dernier tiers du jeu… Mais rien d’insurmontable. Sans être un énième jumpscare, le mélange tient la route : l’exploration est oppressante, les phases de traque sont prenantes, et l’histoire qui se dévoile lors des passages dans différents endroits est intéressante. La durée de vie est tout à fait honnête, la direction artistique est agréable, et pour moins de 20€ au moment de ce test, l’aventure vaut le détour.

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