[Test] Yakuza : Like a Dragon

En Bref :

Un démarrage un peu lent, un système de combat qui met du temps à donner toute sa mesure, l’approche initiale de Yakuza : Like a Dragon vaut totalement l’effort de s’accrocher ! Avec un personnage haut en couleurs comme Ichiban, la saga prend un nouvel envol : un gameplay renouvelé, une histoire qui pétille, et une générosité exemplaire qui montre tout le savoir-faire des studios Ryu Ga Gotoku. Une belle surprise, qui ravira les fans de la série, les nouveaux venus, et les fans de J-RPG !

Note : 4.5 sur 5.

Depuis sa première itération en 2005, la saga Yakuza a fait du chemin ! 7 épisodes « canons » qui suivent l’histoire de Kazuma Kiryu, le Dragon de Dojima, et des spin-off divers :
– Dead Souls, sur PS3, version barrée dans lequel des zombies envahissent Kamurocho
– Kurohyō: Ryū ga Gotoku Shinshō / Ashura Hen, deux jeux d’action PSP à base de missions avec un nouveau perso : Tatsuya Ukyo
– Les épisodes Kenzan et Ishin qui se déroulent respectivement en 1605 et 1868
Avec en plus l’excellent Judgment, qui se déroule dans l’univers de Yakuza, ou le cousin distant adapté de Hokuto no Ken : Fist of the North Star : Lost Paradise, qui conserve les mécaniques des jeux Yakuza avec l’histoire de l’ami Kenshiro.

Nous voici donc avec Yakuza : Like a Dragon, qui s’inscrit dans la continuité temporelle des 7 épisodes canons.

Anecdote rigolote -ou pas- : Le studio qui développe les jeux Yakuza se nomme Ryu Ga Gotoku Studio (qui est d’ailleurs le titre japonais de Yakuza) et Ryu Ga Gotoku se traduit par « Like a Dragon » en anglais, voilà. C’était le point culture, bisous et à bientôt !

La quête du Dragon

Après avoir purgé une peine de 18 ans de prison, Ichiban Kasuga est libre ! Il faut dire qu’il a accepté de se faire enfermer, pour prouver sa loyauté à la famille Arakawa, et espère en sortir tel un héros… Evidemment, rien ne se passe comme prévu, et son ancien mentor Masumi Arakawa l’a carrément trahi. Seul et démuni, Ichiban va devoir lever le voile sur la vérité !

Il va donc devoir faire ses armes à Yokohama… Mais si cet épisode introduit un nouveau personnage, beaucoup d’éléments font également peau neuve pour ce volet de Yakuza ! A commencer par le gameplay.

Fini les phases de baston façon beat’em up, ici on passe au tour par tour ! Comme dans un J-RPG, on retrouve le système de combat d’un FF, Persona ou Dragon Quest (le jeu est mentionné directement d’ailleurs, Ichiban est un grand fan !)

Attaquer, parer, utiliser un objet ou une aptitude, il faut choisir son action pour dérouiller les adversaires. Les habitués de Yakuza pourront être déroutés, mais cela colle tout à fait avec l’ambiance, et le personnage. Lors des phases défensives, un appui au bon moment sur B pourra amortir les dégâts ! Au départ, les combats ne paraissent pas passionnants, mais avec le temps, ils deviennent plus prenants et dynamiques.

Notamment parce qu’il sera possible de débloquer de nouvelles compétences, mais aussi de nouveaux partenaires de combat ! On retrouve le côté bourrin et nerveux des combats malgré ce nouveau système : coups puissants, auras colorées et le jet d’objets lourds sont toujours de la partie.

Lucille, c’est toi ?

Comme dans tout RPG, chaque combat réussi apporte de l’expérience, et permet de faire évoluer les personnages, dans leurs aptitudes au combat, mais aussi dans leurs jobs. Cela se fait de façon automatique, pas de distribution de points de compétence, ce qui est regrettable… Chaque personnage peut aussi disposer d’une arme, toujours utile pour faire place nette !

Hors-mis les aptitudes, il est également possible d’augmenter les traits de caractère, grâce à des choix à faire lors de dialogues. Selon la réponse, une caractéristique augmentera, par exemple le charisme, l’intelligence, ou encore la confiance en soi… 6 traits qui vont notamment apporter des bonus différents en combat :

Passion : moins susceptible d’être affecté par le sceau des techniques
Charisme : moins susceptible de souffrir de sommeil
Confiance en soi : moins susceptible de souffrir de peur
Gentillesse : moins susceptible de souffrir de colère
Intelligence : moins susceptible de subir un lavage de cerveau
Style : moins susceptible d’être affecté par l’enchantement

Les liens qui se tisseront avec les camarades de fortune sont importants pour leur développement, il faudra juste discuter avec eux ou faire certaines missions ou actions pour augmenter cette affinité. En résultera des combats plus efficaces, et des attaques combo de folie !

Enfermés dehors

Si quelque chose n’a cependant pas changé, c’est bien le cloisonnement relatif qui subsiste dans la série. Le dirigisme est toujours de mise, et les premières heures de jeu sont -comme d’habitude- hyper rectilignes. Cela sert à mettre en place non seulement l’histoire, mais aussi toutes les mécaniques du jeu, pour se lancer dans l’aventure avec toutes les clés.

Le quartier de Kamurocho est toujours égal à lui-même, ouvert mais pas trop, mais celui de Yokohama ouvre plus de perspectives en termes de visite.

Choper une mission, parler à un PNJ, taper des méchants, aller à un endroit donné… Rien de bien nouveau à ce niveau là pour les premières heures d’approche du jeu. Les habitués ne seront pas choqués, mais les nouveaux pourront être plus déroutés… La quantité de personnages et le fond de l’histoire étant capitaux pour pouvoir appréhender le titre, il est évidemment crucial de suivre cela. Car Yakuza, c’est avant tout une histoire, et des liens entre des personnages, des rebondissements, des trahisons et amitiés, et une fois encore, il est agréable de s’y laisser embarquer. Les sous-titres étant en français, il est désormais plus simple de saisir toute la saveur des dialogues et du récit !

Mais dans son déroulement, l’histoire de Yakuza : Like a Dragon se veut malgré tout plus accessible, parfois plus légère dans le ton, que ses prédécesseurs. Mais aussi plus digeste pour les nouveaux venus ! Car appréhender un Yakuza (par exemple le 4 ou le 5) sans avoir touché aux précédents, n’est pas forcément simple. Pas inaccessible, attention, mais l’attachement aux personnages est moindre par rapport aux joueurs qui ont suivi la série depuis le début.

Ici, comme un nouveau départ, toutes les informations nécessaires sont fournies, et les vétérans comme les nouveaux pourront appréhender le jeu de la meilleure des façons.

Welcome to Dragon Kart !

Ne parler que de l’histoire principale du jeu, ce serait très réducteur. Comme pour les autres titres de la saga, Yakuza : Like a Dragon regorge de contenu. Une générosité qui fait plaisir à voir, et qui garantit une diversité et une durée de vie à la hauteur de la licence !

Les missions secondaires sont toujours d’actualité, avec leur lot de bizarreries ou de situations… étonnantes ? A faire absolument pour découvrir bien des aspects du jeu, mais aussi contribuer à consolider la personnalité d’Ichiban, et les liens entre pesonnages ! Lors des promenades, il est toujours possible d’aider des gens en danger, d’aller boire un coup au bistro ou de se faire un gueuleton au restaurant. Des boutiques permettent d’acheter des items utiles en combat ou dans certaines situations.

Les salles d’arcade SEGA sont toujours présentes, et il est possible d’y jouer à des jeux complets comme Space Harrier, Outrun ou Virtua Fighter 2 et 5. Des classiques qui feront plaisir aux fans de retrogaming, même si les habitués de la série auront surement voulu voir de nouveaux titres… En effet, ils ont tous été jouables dans les épisodes précédents.

Et niveau mini jeux, il y a aussi de quoi s’occuper des heures, avec tout ça : le karting, le karaoke, l’entreprenariat, le shogi, le pachinko, les fléchettes, le mahjong, le golf, le baseball, et encore d’autres… La liste donne le tournis et cela permet à chacun de s’amuser à sa guise.

Il a changé Bowser…

La durée de vie est encore une fois très solide, dépassant facilement la trentaine d’heures pour le seul scénario principal, et plus de 100 heures pour le reste.

Beau comme un Dragon

A l’heure de la rédaction de cette review, le jeu a été testé sur Xbox One et PC, une mise à jour sera effectuée avec l’arrivée de la Xbox Series X

Le moteur du jeu, introduit par Yakuza 6, se révèle toujours aussi agréable à l’œil. Mais pas exempt de défauts : beaucoup de clones de PNJ ont des mouvements similaires, des freeze avant l’arrivée d’une cinématique, et certaines animations sont très inégales d’un personnage à l’autre.

Si le traitement apporté aux personnages principaux, ou même secondaires lors des cinématiques, en jeu, cela tranche un peu plus selon les PNJ. Cela de casse pas l’immersion, mais fait forcément tiquer, surtout quand le reste est d’une qualité assez folle. Car d’un point de vue global, le rendu des villes, l’animation et la vie qui y règne, et les effets de lumière sont toujours aussi convaincants.

Niveau sonore, il est possible de choisir les voix entre anglais et japonais, ce dernier restant préférable pour l’immersion. L’ambiance sonore est aussi très réussie, et contribue à une réelle immersion dans cet univers au final très plaisant.

Un démarrage un peu lent, un système de combat qui met du temps à donner toute sa mesure, l’approche initiale de Yakuza : Like a Dragon vaut totalement l’attente ! Avec un personnage haut en couleurs, la saga prend un nouvel envol, avec un gameplay renouvelé, une histoire qui pétille, et une générosité exemplaire qui montre tout le savoir-faire des studios Ryu Ga Gotoku. Une belle surprise, qui ravira les fans de la série, les nouveaux venus, et les fans de J-RPG !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Nope.
%d blogueurs aiment cette page :